Brigitte Bardot ne voulait pas d’enfant : ce récit cru qui a choqué son fils et son ex-mari
Dans cette autobiographie, vendue à plus d’un million d’exemplaires, Brigitte Bardot relate comment elle a tenté de mettre fin à sa grossesse. Elle déclare qu’enceinte, elle regardait « son ventre plat et lisse comme on regarde pour la dernière fois un être cher avant de refermer le couvercle du cercueil ». L’actrice confie avoir tenté de guérir cette « tumeur » en « se bourrant le ventre de coups de poing » et en réclamant à un certain docteur D. des doses de morphine. En interview, elle assure même qu’elle aurait « préféré accoucher d’un petit chien ». Des mots que son fils Nicolas n’a pas supportés de lire. « Effroyablement affecté » par ses révélations, il décide – avec le soutien de son père, dépeint par B.B. comme un homme qui « noyait sa déception dans l’alcool et la médisance » – de poursuivre sa mère en justice pour « violation et atteinte à la vie privée du fœtus ».
Père et fils demandent 6 millions de francs de dommages et intérêts à l’actrice, et 5 millions à son éditeur, Grasset. Ils réclament par ailleurs le retrait de tous les passages du livre qui les concernent – 80 pages sur 558 –, la suppression des photos qui les représentent, la publication du jugement dans sept magazines, l’interdiction de la sortie du livre en Norvège, où habite Nicolas, mais aussi au Danemark et en Suède, les pays limitrophes où les collègues de bureau du fils de Brigitte Bardot, ainsi que les amis de ses deux filles, pourraient se procurer l’ouvrage.
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Brigitte Bardot traînée en justice par son fils : sa lourde condamnation pour avoir raconté sa grossesse difficile
Le procès se tient à Paris en janvier 1997. Libération rapporte à l’époque les arguments des avocats des deux parties. « Madame Bardot se croit tout permis », fustige Me Karene Berreby. « Pour qu’on viole une vie privée, encore faut-il qu’elle existe ! Plaider l’intimité de la vie intra-utérine, ce n’est pas sérieux », rétorque alors le défenseur de l’actrice, Me Wallerand de Saint-Just, qui clame qu’en tant que « femme française la plus connue du monde », Brigitte Bardot a le droit de raconter ses déboires et les comportements problématiques de son ex-mari. « C’est sa vie qu’elle viole, non celle des autres. Elle fait partie de l’histoire de notre pays, elle a écrit ses mémoires et son droit est supérieur à celui des Charrier », soutient son avocat.
La plaidoirie de celui-ci ne suffira pas à convaincre les juges qui, choqués par le récit cru de l’icône mondiale, la reconnaissent coupable. Le 7 mars 1997, Jacques et Nicolas Charrier obtiennent que Brigitte Bardot et son éditeur soient condamnés à payer 150 000 francs (près de 22 900 euros) au premier et 100 000 francs (15 245 euros) au second, de dommages-intérêts. Au lieu de supprimer les passages sur la grossesse de son livre, le tribunal de grande instance de Paris ordonne que soit fait mention de la condamnation sur la page de garde. Après ce procès, Brigitte Bardot et son fils ne couperont pas les ponts, mais leur relation demeurera distante.
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