Le Comité des droits de l'enfant de l'ONU a lancé ce mercredi un appel pour que les enfants soient protégés pendant la guerre au Moyen-Orient, faisant référence notamment au bombardement présumé d'une école en Iran samedi 28 février.
Dans un communiqué, ce comité composé de 18 experts indépendants se dit « gravement préoccupé par l'escalade de la violence au Moyen-Orient et ses graves conséquences pour les enfants ». Le comité est « alarmé par les informations faisant état de frappes contre des infrastructures civiles, notamment des écoles et des hôpitaux, qui ont blessé et traumatisé des enfants et coûté la vie à de nombreux jeunes ».
Le communiqué cite en particulier le bombardement présumé d'une école de filles dans la ville iranienne de Minab. Les autorités iraniennes ont annoncé 150 morts dans cette attaque présumée au premier jour de la guerre.
Ni les États-Unis, ni Israël n'ont confirmé cette frappe, et le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a indiqué que le Pentagone menait une enquête. L'AFP n'a pas été en mesure d'accéder au site pour vérifier de manière indépendante le bilan ou les circonstances des faits.
« Ceci nous rappelle que les enfants figurent parmi les personnes les plus vulnérables dans les conflits armés et ne doivent jamais être considérés comme des dommages collatéraux », a indiqué le comité onusien avant de souligner que « les enfants doivent être protégés des effets directs et indirects des hostilités. Toutes les parties (...) sont tenues de respecter le droit international des droits de l'homme et le droit international humanitaire. »
Le comité demande ainsi aux parties de prendre les mesures nécessaires pour protéger les enfants, notamment en veillant à ce que les écoles, les hôpitaux et autres infrastructures civiles ne soient pas attaqués, et que les acteurs humanitaires puissent atteindre en toute sécurité les enfants et les familles dans le besoin.