Vaccins anti-Covid-19 : quels sont les derniers effets secondaires recensés ?

Les potentiels nouveaux effets secondaires déclarés par les patients sont également surveillés et référencés par les autorités sanitaires au fur et à mesure.

Les effets indésirables du vaccin Pfizer
Les effets indésirables du vaccin Moderna
Les effets indésirables du vaccin AstraZeneca
Les effets indésirables du vaccin Janssen
Vaccin Pfizer : quels sont ses effets secondaires ?
104.822.400 injections ont été réalisées avec le vaccin Pfizer (Comirnaty). Au total, 83.708 cas d’effets secondaires ont été recensés depuis le début de la vaccination. Dans son rapport du 4 février 2022, l’ANSM indique que 74% des effets indésirables sont considérés comme "non graves" et 26 % comme "graves".

Si l’ANSM ne recense pas de nouveau signal ou événement à surveiller sur la période du 14 au 27 janvier 2022, elle rappelle les signaux confirmés, à savoir l’hypertension artérielle, la myocardite et la péricardite. Elle rappelle également les signaux potentiels ou événements déjà sous surveillance, parmi lesquels on retrouve entre autres le zona, les troubles du rythme cardiaque, la pancréatite aigüe, la réactivation à virus Epstein-Barr, le syndrome inflammatoire multisystémique ou encore les troubles menstruels. Concernant ce dernier effet secondaire, la directrice générale de l’ANSM, a indiqué le 1er décembre 2021 lors de son audition au Sénat que "les échanges que nous avons eus avec les professionnels de santé sont rassurants : les troubles sont résolutifs et la plupart du temps de très courte durée".

Dans la fiche mise à disposition des professionnels de santé par l’ANSM récapitulant les effets indésirables du vaccin Pfizer, on retrouve :

Les effets indésirables très fréquents (≥ 1 sur 10) :

une réaction au point d’injection (douleur, gonflement)
de la fatigue
des maux de tête
des myalgies
des frissons
des arthralgies
de la fièvre
de la diarrhée
Les effets indésirables fréquents (≥ 1 sur 100 à ≤ 1/10) :

une réaction au point d’injection (rougeur)
des nausées
des vomissements
Les effets indésirables peu fréquents (≥ 1 sur 1.000 à ≤ 1/100) :

une douleur aux extrémités
une lymphadénopathie
des insomnies
un malaise
un prurit au point d’injection
des réactions d’hypersensibilité (rash, prurit)
une hyperhydrose
des sueurs nocturnes
une diminution de l’appétit
une léthargie
une asthénie
Les effets indésirables rares (≥ 1 sur 10.000 à ≤ 1/1.000) :

de l'urticaire
un angio-œdème
Les effets indésirables très rares (≤ 1/10.000) :

une myocardite
une péricardite
Les effets indésirables dont la fréquence est indéterminée :

une anaphylaxie
un gonflement étendu du membre vacciné
un gonflement du visage
Vaccin Pfizer : des effets secondaires plus fréquents chez la femme que chez l'homme
Une récente étude israélienne publiée le 3 février 2022 dans la revue scientifique Vaccines, a constaté que les femmes seraient deux fois plus à risque de signaler des effets secondaires à la suite d’une injection au vaccin Pfizer. En effet, selon les scientifiques, les femmes étaient 1,89 fois plus susceptibles d’avoir des effets secondaires après la première dose de vaccin et 1,82 fois plus susceptibles à la suite de la deuxième injection.

Des effets secondaires tels que la fatigue, des douleurs musculaires ainsi que des maux de tête sont davantage fréquents chez les femmes que chez les hommes.

D'après les chercheurs, la proportion de femmes ayant signalé des douleurs musculaires au niveau de l'injection était sept fois plus élevée que les hommes après la première dose et quatre fois plus élevée après la deuxième injection. Le ratio de femmes qui ont signalé des maux de tête était 9,15 fois plus élevée après la première dose et 3,28 fois après la deuxième dose. Des frissons ont également été signalés et sont 5,25 fois plus élevés chez les femmes après la première dose et 4,26 après la deuxième injection.

Les vaccins à ARN messager ne sont pas un danger pour les personnes atteintes d’un cancer
Les personnes atteintes d’un cancer peuvent-elles être vaccinées ? Des scientifiques américains se veulent rassurants : les vaccins à ARN messager, à savoir Pfizer et Moderna, ne représentent pas un danger pour les patients malades d’un cancer. Une étude, menée par le National Comprehensive Cancer Network (NCCN) et publiée début février, a en effet analysé les effets secondaires recensés chez plus de 1.700 personnes malades, entre les mois de février et de mai 2021. Toutes avaient reçu deux injections du vaccin Pfizer à trois semaines d’intervalle. Parmi elles, 1.183 présentaient des antécédents de cancer et 17,8% étaient encore sous traitement. Les résultats des travaux sont formels : les effets indésirables recensés par les personnes atteintes d’un cancer sont exactement les mêmes que ceux qui ont pu se déclarer chez le reste de la population. Les vaccins à ARN messager semblent donc sans danger pour ces patients. Selon les auteurs de l’étude, ils n’avaient jamais "été inclus" dans la plupart des études pilotes sur les vaccins contre le Covid-19, et ce "malgré leur vulnérabilité à l’infection".

Le vaccin Pfizer associé à un risque faible mais réel de cardite
La cardite est une inflammation du cœur le plus souvent provoquée par une infection virale, bactérienne ou parasitaire. Les formes les plus courantes sont la myocardite et la péricardite.

Pour les besoins de travaux publiés le 25 janvier 2022 dans Annals of Internal Medicine, les chercheurs ont évalué les risques de cardite associés au vaccin Pfizer. Ils ont ainsi suivi 160 patients de plus de 12 ans hospitalisés pour cause de cardite et 1.533 patients hospitalisés mais qui ne souffraient pas de cardite.

Ils ont constaté que les personnes ayant reçu le vaccin Pfizer avaient 3,57 fois plus de risques de développer une cardite que les non vaccinés. "Nous avons observé un risque accru de cardite associé à l'utilisation de Pfizer, en particulier chez les jeunes hommes recevant la deuxième dose", peut-on lire dans l’étude.

Il soulignent cependant que ce risque est faible, l’incidence des cardites étant de 0,57 pour 100.000 injections de vaccin Pfizer. Cependant, ce risque "devrait être porté à la connaissance des personnes vaccinées et des médecins et être mis en balance avec les avantages de la vaccination", concluent les chercheurs.

Vaccin Comirnaty (Pfizer) et Spikevax (Moderna) : des cas de myocardite et de péricardite signalés
De rares cas de myocardite et de péricardite ont été signalés à l’autorité sanitaire après l'administration des vaccins Pfizer et Moderna. D’après l'organisme, ils sont "principalement survenus dans les 14 jours suivant la vaccination, plus souvent après la deuxième dose et chez des hommes plutôt jeunes".

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