Que nous réserve 2026 : et si les réponses étaient dans la philosophie ?

Jamais je ne suis plus actif que quand je ne fais rien, et jamais je ne suis moins seul que lorsque je suis avec moi-même.

Caton
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Mais cette année, faites de ce « ralentissement » une reconnaissance et une récompense. Voyez-le comme un signe, et s’il n’apparaît pas, faites-en vous-même un mantra ! Appliquez ce que les philosophes antiques ne cessaient de préconiser : l’otium, soit le loisir, le temps libre, la contemplation, contre le negotium, soit les affaires, les activités de production et de profit. Caton, homme politique et écrivain romain des IIIe et IIe siècles avant J.-C., ne s’y trompait pas, déclarant : «Jamais je ne suis plus actif que quand je ne fais rien, et jamais je ne suis moins seul que lorsque je suis avec moi-même.» Cette phrase, la philosophe Hannah Arendt la cite dans ses Questions de philosophie morale, percevant la solitude comme une activité «deux-en-un», celle non pas d’un isolement, mais d’une solitude propice à la pensée avec soi-même, d’un dialogue entre soi et soi-même. Tout comme, dans Condition de l’homme moderne, elle a fait de l’activité non pas le signe d’une quelconque performance, promotion ou investissement, mais, à la manière des penseurs antiques, une dispersion de l’attention, une entrave à la réflexion, un obstacle à une véritable production de soi. « Toute activité, voire la plus purement intellectuelle, doit culminer dans le repos absolu de la contemplation. » Arendt, et on doit insister avec elle, dit bien « toute » activité, et pas juste celles qui semblent nécessiter du calme et de la concentration. À une époque où règne ce qu’on pourrait appeler un activisme de l’activité, revenir à l’inactivité est peut-être ce qui, contre toute attente, semble être la meilleure manière de produire quelque chose de pérenne et authentique. Ne pas s’agiter pour mieux agir, tel pourrait être le slogan de votre carrière en 2026.

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Quand l’intimité se « physio-localise »
Il est particulièrement frappant de découvrir, résumé en quelques lignes et s’adressant à des milliers de personnes du même signe, ce qui relève de la plus pure intimité, à savoir notre bien-être physique. Il l’est d’autant plus quand l’intimité se « physio-localise » en des points extrêmement précis de notre corps. Quelle n’est donc pas votre surprise quand vous apprenez, entre un article consacré aux bûches du réveillon et la numérologie, que votre point faible de l’année à venir se situera au niveau de vos articulations ou de votre digestion ! Les philosophes, aussi, avaient pourtant perçu cette alliance fondamentale entre le corps et l’esprit, et si l’on a tendance à ne voir en eux que de purs esprits, on oublie la diététique, soit cet ensemble de règles établissant une alimentation variée et équilibrée, qu’un certain nombre d’entre eux préconisaient pour bien penser, mais surtout pour bien vivre. Ne plus craindre la mort à coups d’arguments, c’est bien, mais contrôler cette peur en prenant soin de soi, c’est encore mieux ! Si l’on peut ainsi rappeler qu’au siècle des Lumières, Jean-Jacques Rousseau pointait la corruption de notre bonté naturelle par la société, condamnant tour à tour les sciences, les arts et les plats trop chargés (préférant garder la ligne avec des bains froids et une alimentation simple à base de poires et de fromages), on peut remonter jusqu’à la Grèce antique d’Épicure pour apprendre sa diététique physico-spirituelle.

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