Bébés retrouvés emmaillotés dans un sac de courses à Dijon : la mère et la grand-mère condamnées à 6 et 10 ans de prison

Une grand-mère et une mère ont été condamnées, ce vendredi 6 mars 2026 à Dijon, en Côte-d’Or, à dix et six ans de prison respectivement pour avoir abandonné des jumelles nées prématurées dans un sac de courses, entraînant la mort de l’une d’elles.

Le verdict est tombé. Ce vendredi 6 mars 2026, Sabrina Boulsas, 26 ans, et sa mère Zara Nacir (anciennement appelée Christelle Balloux), 44 ans, ont été condamnées à six et dix ans de prison respectivement pour avoir abandonné deux bébés dans un sac de courses, entraînant la mort de l’un d’eux. En effet, la cour d’assises de Côte-d’Or a estimé que les deux accusées n'avaient "pas prodigué les soins nécessaires" aux jumelles dont a accouché très prématurément Sabrina, 20 ans à l’époque des faits, dans la nuit du 23 au 24 mai 2020.

La qualification de "meurtre et tentative", a cependant été abandonnée par les jurés. Ils lui ont préféré celle de "privation de soins ayant entraîné la mort" ou "compromis la santé" - l'un des deux nourrissons ayant survécu -, a expliqué la présidente de la cour, Anne-Sophie Martinet. Les jurés ont par ailleurs reconnu à Sabrina Boulsas la circonstance atténuante d’avoir été sous "la crainte avérée de la réaction de son père" adoptif, aux principes religieux stricts. Mais ils ont été plus sévères avec Zara Nacir, 38 ans au moment des faits, qui "n’a pas mentionné l’existence des bébés", qu’elle savait pourtant en vie, ni aux ambulanciers ni à leur arrivée à l’hôpital pour une supposée "fausse couche". De son côté, l’avocat général David Dufour avait demandé quinze ans de prison contre elle et six ans de prison contre Sabrina, pour meurtre et tentative.

La grand-mère avait peur de son "conjoint violent"

Pour rappel, Sabrina Boulsas avait accouché, à sa plus grande surprise, de deux bébés, mais elle les avait récupérés, l’un dans la cuvette des toilettes, où elle croyait aller à la selle, l’autre dans la baignoire. Elle les avait ensuite "emmaillotés avec ses propres vêtements, alors qu’elle avait mal et froid", a déclaré son avocate Chloé Bonnat lors du procès. "Et ce serait un geste criminel ? Moi, je vois un geste d’amour", a-t-elle poursuivi. Zara Nacir avait quant à elle emmailloté totalement les bébés "pour ne pas qu’ils respirent", puis les avait déposés dans un tote bag, lui-même placé dans un sac plastique.

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