Que faire de nos lignes de vie ? Les réponses de Gilles Deleuze
En mai et juin 1980, le temps de deux séances, les deux dernières qu’il dispensera au Centre universitaire expérimental de Vincennes, près de Paris, Gilles Deleuze a exploré le motif de « lignes de vie ». Les lignes de vie ou cette manière de percevoir la façon dont nos vies se distribuent à travers différentes trajectoires : les lignes dures qui nous enferment, nous segmentent, nous « territorialisent » ; les lignes souples faites de fêlures qui nous transforment ; les lignes de fuite, enfin, créatrices d’intensité.« Chacun de nous est comme une main, nous dit Deleuze. On a des lignes. Ces lignes ne disent pas l’avenir parce qu’elles ne préexistent pas, mais il y a des lignes de toutes sortes de natures. » Si l’avenir nous inquiète parce qu’il nous échappe, si l’astrologie nous rassure, Deleuze nous le rappelle pourtant : l’avenir ne se prévoit pas, c’est à nous de débusquer ces lignes, c’est à nous de les créer ou de nous en séparer. Mais comment faire ? Comment créer ses propres lignes de fuite ? La leçon deleuzienne est simple : pour être créateur de ses propres lignes de vie, pour ne pas les faire tourner en lignes mortifères et destructrices, il s’agit d’être digne de l’événement, « de ce qui arrive », repérer ce qu’il y a de processus vital en lui et être à la hauteur. « Être digne de ce qui arrive, c’est-à-dire : ne rien médiocriser. » Sur les lignes de vie, cours mai-juin 1980, de Gilles Deleuze, Éditions de Minuit, édition préparée par David Lapoujade, 144 p., 16 €.
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